La légende de Péter Pan est connu de tous aujourd'hui, des plus jeunes aux plus âgés d'entre nous. Le jeune homme qui ne voulait pas grandir nous a transporté à travers différents moyens, en animation chez Disney ou au cinéma avec Robin Williams.
Aujourd'hui, Warner Bros. Pictures s'aventure sur un terrain qui semble avoir un certain intérêt auprès des distributeurs à Hollywood : explorer la genèse d'un personnage très connu et lui redonner une nouvelle vie, une nouvelle dimension et peut-être plusieurs nouvelles aventures… Qu'en est-il de PAN ?
De tout le film, c'est le personnage le plus charismatique. Il passe du jour à la nuit en un instant, à la fois magnifique et terrifiant, c'est vraiment lui qui rythme l'aventure.
Pour son premier rôle sur le grand écran, c'est un pari réussi pour Levi Miller. Avec la lourde responsabilité
Le Pays Imaginaire n'aura jamais été aussi vivant au cinéma. C'est une nouvelle façon de découvrir cet île dans le ciel.
Un peu comme le Hobbit pour Le Seigneur des Anneaux ou encore Maléfique pour La Belle au Bois Dormant, il devient plutôt commun de vouloir exploiter une nouvelle facette des héros (ou des méchants) à travers leurs origines. Et c'est assez original de voir l'histoire de Peter Pan, non pas comme un garçon espiègle qui ne voulait pas grandir mais plutôt comme un jeune enfant rêveur qui n'attend que sa mère.
La photographie du film est assez intéressante. Contrairement aux effets spéciaux, qui sont mentionnés dans la colonne de droite, l'image rend vraiment bien et donne une impression de réalisme au film. On en oublierait presque qu'il a été tourné sur fond vert.
Toujours lié au Pays Imaginaire et à la photographie, la 3D sait se démarquer en étant ni trop présent ni trop absente. J'ai vraiment apprécié l'utilité qu'elle a lors des combats/poursuites de bateaux volants : avec les débris ou les boulets de canons qui foncent vers nous, par exemple.
Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, ce n'est pas un film qui s'inspirera de la version Disney. Pas d'histoire d'enfant qui veut rester jeune à jamais et du moins, pas encore de rivalité entre Crochet et Peter, loin de là.
Que serait un film sans émotions ? De l'histoire de la mère de Peter à l'attaque de la forêt par Barbe Noire, beaucoup de pertes seront décomptées et au lieu de rendre tout cela triste, Joe Wright tente (au final) d'en faire quelque chose de meilleur qui doit apprendre certaines choses aux personnages.
Les scènes nécessitant des effets spéciaux ne donnent aucune impression de réalité. L'exemple le plus fragrant est quand Peter se met à voler, il n'y a qu'une scène qui donnerait presque envie d'y croire. Autrement, on sent le personnage modelé en 3D du niveau d'une série télévisée…
La jeunesse du Capitaine Crochet est moins cruelle que prévu et l'acteur doit d'abord montrer les traits que nous connaissons au grand pirate.
Même si elle est annoncée au casting comme l'un des 4 personnages principaux, elle n'apparaît qu'après la première moitié du film et elle se démarque moins que les 3 autres personnages. Même Crochet, qui a beau en fait un peu trop, nous marque plus après la fin du film.
Du moment où Peter est encore à l'orphelinat au moment où l'action commence avec le "duel" face à Barbe-Noire, l'histoire prend un peu trop de temps à se former. Certains détails ne sont ni nécessaires ni importants pour la suite du film : prenons le cas de la lettre de la mère de Peter nous est lue plusieurs fois ou encore les scènes dans la mine n'ont pas besoin d'être aussi longues…
En somme, il faut voir le film pour s'en faire son propre avis. Je ne m'attendais pas à voir quelque chose du même genre qu'un Disney ou encore l'adaptation avec Robin Williams. Sans aucun doute, le vrai point fort du film reste Black Beard (Barbe-Noire) alias Hugh Jackman qui est vraiment le moteur du film, en terme d'émotions aussi bien que dans l'action.
Ne me demandez pas pourquoi j'ai mis cette musique, c'est tout simplement la chanson que tous les mineurs du Pays Imaginaire chantent lors de l'arrivée de Barbe-Noire. Et c'est sûrement l'un des meilleurs moments du film !