Projeté en avant-première mondiale lors du festival international d'animation d'Annecy 2021, The Deer King nous plonge dans une histoire mêlant épidémie, famille, guerre et honneur.
Le point le plus extraordinaire du film, après son histoire, c'est sa beauté. Visuellement, le film est à la fois dynamique et bien animé, donnant scène après scène un rendu réaliste comme on n'en voit que très rarement. Le film garde son style visuel propre à lui-même, assez proche de ce que nous avons pu voir dans Naruto Shippuden, les animaux gagnent un niveau en plus dans leur retranscription et les mouvements sont tout juste incroyablement bien animés.
Quelle aurait pu être la coïncidence qu'une épidémie soit au centre d'un film d'animation préparé il y a quelques années et que ce même film sorte à l'époque de la pandémie de COVID-19. Bien évidemment, ce n'est fait exprès, surtout qu'il s'agit de l'adaptation d'un livre, mais c'est tout de même un point qui rend ce film vraiment parfait pour cette période.
Pour un film d'animation, il peut y avoir 3 cas : trop long, trop court et bien réparti. Masashi ANDO et Masayuki MIYAJI réussissent à suffisamment bien amener les éléments du film pour que l'on soit à la fois toujours surpris, épaté et curieux de savoir ce qui viendra ensuite. L'arc narratif et les différents arcs des personnages font que l'on ne se perd pas et que tout fait sens parce que la ligne conductrice est respectée.
C'est peut-être un point très subjectif et vraiment propre à ma consommation d'animation en général mais il semble que ce cliché ne fonctionne pas toujours et pas cette fois en tout cas. J'ai l'impression que le c'est un peu too much et qu'en fin de compte, ça le rend beaucoup trop fort et cela lui permettrait presque de faire un peu tout ce qu'il veut sans avoir à lutter tant que ça.
The Deer King nous offre une histoire plutôt simple, qui explore l'amélioration de soi que ce soit après la perte d'être chers ou pour le bien commun mais aussi l'ouverture au monde qui permet à la fois d'apprendre et de tout simplement vivre.
Cette épidémie qui régit l'histoire du film tombe tout de même alors que nous sommes toujours en pleine période de pandémie de COVID-19, ce qui rend presque cette histoire en même temps assez proche et en même temps assez lointaine de notre contexte actuel.
Le film brille par son animation qui est très bien travaillée et son esprit de justice qui sent le shōnen à plein nez. Sur fond de conflit intérieur entre la part de lumière et de ténèbres que l'on garde en nous, l'histoire réussit à nous tenir captivés jusqu'à la toute fin.